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[ Chronique ] Silence, Benoit SEVERAC

Jules revient tout doucement à lui dans la chambre d'hôpital où il est soigné. Il n'entend plus. Les vertiges et les maux de tête qu'il ressent l'empêchent de réaliser tout ce que cela implique. Dans le silence avec lequel il va devoir apprendre à vivre, il reconstitue peu à peu la succession des événements qui l'ont conduit là. Pour être en paix avec lui-même, doit-il parler ou se taire ?


Un faux pas. Une vie qui dérape. Et, tout à coup, le silence. Un roman de Benoît Séverac touchant et terriblement juste, qui fait prendre conscience au lecteur des méfaits de la drogue à travers une histoire très singulière.

Syros - Rat Noir - Septembre 2011 - 12.50€



Je tiens a remercier Véronique D., ainsi que les éditions Syros pour ce partenariat.

" Silence " n'était pour moi qu'un roman parmi tant d'autre, nous exposant les déboires des adolescents et leur faculté a se créer des problèmes. Je ne m'attendais certainement pas a un roman aussi différent

Silence, c'est l'histoire d'un adolescent qui por épater la galerie va avaler deux pilules d'ecstasy ... Ensuite c'est le trou noir, il se réveillera dans un lit d’hôpital, privé de l’ouïe et incapable de se souvenir de ce qui c'est passé. Au fur et a mesure cependant, les souvenirs lui reviennent et il va très vite comprendre, que pour s'en sortir il devra peut être dénoncer d'autres personnes.

Quand j'ai ouvert le roman, la forme m'a tout de suite fait penser a un journal intime, ou l'adolescent raconte son histoire et ses déboires. Je m'attendais du coup a un récit a la première personne, mais pas du tout, l'auteur a choisit de raconter son histoire a la troisième personne, donnant ainsi une autre dimension a l'intrigue. En plus de découvrir les sentiments et réaction de l'adolescent, on peut aussi suivre ses parents ou sa petite sœur, et avoir ainsi les ressenties de chacun. Le récit est criant de véracité et c'est peut être ce qui le rend si prenant, voir même touchant.

Aborder un sujet comme la drogue, dans un roman pour adolescent, est toujours délicat : soit on tombe dans le roman moralisateur a souhait, soit on aborde la question d'une manière trop déridée. L'auteur trouve ici le juste milieu entre ces deux points. On voit clairement les dangers de la drogue, sans pour autant tomber dans la leçon de morale barbante.

L'auteur nous montre a travers la longue, non pas guérison, mais acceptation de Jules, a quel point le personnel hospitalier peut être important pour une personne malade, non seulement pour leur soin mais aussi le soutien qu'ils peuvent parfois apporter. Jules c'est attaché a l'infirmier qui s'occupait si souvent de lui, et il continue de se battre grâce a ces conseils. Mais ce n'est pas tout, a travers l'histoire de Jules, le lecteur prend conscience de ces nombreux petits plaisirs, dont Jules maintenant sourd, sera privé. C'est un peu comme si il nous disait clairement : " Hey vous ! Vous vous rendez compte de tout ce que deux petites pilules peuvent vous couter ? "

Les personnages sont très touchants, et ils nous amènent très souvent au bord des larmes. Jules est un adolescent lambda, qui va devoir payer tout au long de sa vie, une erreur de jeunesse. Il apprend petit a petit a vivre avec son nouvel handicap, mais on sent que la route sera longue et semé d'embuche. Les personnages plus secondaire comme les amis de Jules, sont dépeint avec justesse, illustrant complétement les réactions des adolescents face a quelque chose de différent. Le tout, dans une ambiance ou règne la trahison et la violence.

Benoit Severac n'épargne pas ses personnages, et dans une histoire comme celle ci, il pose le ton juste sur un sujet que tous ne sont pas capables d'aborder. L'histoire est bien ficelée, l'écriture est fluide et agréable, et le roman se lit d'une traite avec beaucoup d'émotions.

© Nathaniella

[ Chronique ] " A quoi rêvent les filles ? ", Mindy Klashy

 Dans mes rêves, je suis aussi mince et belle que Kate Moss, j’ai le dressing de Coco Chanel, je danse comme Shakira et je suis sexy comme Beyoncé. 
Alors bon, quand mon fiancé m’a quittée pour une actrice sublimissime, quand mon boss a menacé de me virer, et que mon vieux Levi’s (un bon 40) a manqué d’exploser à la suite d’une énième orgie de cheeseburger, le retour à la réalité a été un peu brutal. Et j’ai bien compris que si je voulais que quelques-uns de mes rêves se réalisent avant d’être vieille et décatie, il allait falloir que je réagisse, et fissa… Donc c’est décidé, dès demain, je m’y mets ! Je vais tout faire pour me transformer en déesse de la beauté et de la sexytude, décrocher un job merveilleux et rencontrer un homme attentionné, beau et fou amoureux de moi… Et j’y crois ! Les rêves pour qu’ils se réalisent enfin, il suffit d’y croire non ? A propos de l'auteur : On ne présente plus Mindy Klasky, l’auteur du fameux Comment je suis devenue irrésistible ? publié dans la collection RDI. Dans ce nouveau roman, elle nous raconte avec toujours le même talent et le même humour, les mésaventures de Kira, une héroïne comme on les aime : attachante, drôle et pleines de ressources ! 

RED DRESS INK - 10.50€ - 01.12.2011



Ce que Nath' en a pensée :

Je tiens a remercier Andréa ( Albine&Co )  ainsi que les éditions Harlequin pour ce partenariat.

Et voila je viens de fermer mon tout premier roman classé " Chick Lit ", pour moi qui ait l'habitude de dire partout que les romans trop girly ce n'est pas mon truc, je dois bien avouer que " A quoi rêvent les filles ? " a complétement bouleversé mes certitudes sur ce genre, que, je m'en rend compte maintenant, je connaissait bien mal.

J'ai d'abord eu un peu de mal a me laisser entrainer dans l'histoire : peut être parce que j'avais de nombreuses appréhensions, du coup difficile pour moi de vraiment me plonger dans le roman. Et puis, une fois que j'ai mis de côté mes aprioris j'ai dévoré le roman avec un vrai plaisir. J'aime le côté frais et pimpant de la plume de l'auteur : on nous colle un sourire aux lèvres dès le début du roman et on le garde jusqu’à la dernière page. C'est drôle et léger, idéale pour décompresser et passer un bon moment. J'adore le côté décalé de l'histoire qui permet de faire tomber les clichés. Pour vous donner un exemple Kira doit monter la pièce Roméo et Juliette ce qui dans un livre " Chick Lit " peut parraitre cliché, mais qui est abordé d'une façon tellement novatrice et tellement hallucinante, que sa a en devient comique.

Mais le roman n'est pas que situation comique et phrase bien sentie, il y a derrière tous cela l'histoire d'une femme ordinaire qui rencontre des problèmes par lesquelles on passent toute a un moment de notre vie : comment refaire surface alors que celui que l'on a aimé a corps perdu nous a abandonné ? Kira a sa façon bien a elle de surmonter cela : manger. Après un an a ce régime, Kira a pris du poids et ne supporte plus son corps. Sa carrière bat de l'aile. Bref tout va mal pour cette jeune femme.

Étrangement,bien que ce roman soit léger et parfait pour décompresser, il n'empêche qu'il nous fait réfléchir sur ce que l'on désire réellement. A travers Kira on se rend compte que certains de nos souhaits, sont bien mieux a l'état de fantasme que de réalité. Le tout apporté avec un humour particulier, qui permet de faire passer tout cela avec douceur. C'est une histoire prenante de par sa véracité, puisque si l'on enlève tout le côté magique, la situation de Kira pourrait nous arriver a n'importe quel moment. Ce côté assez proche de nous permet de vraiment apprécier le personnage et Kira est très attachante, une fois qu'on commence a suivre ses mésaventures on a réellement envie de savoir comment elle va pouvoir s'en sortir. 

Le fait que l'on ait une narration a la première personne permet de vraiment rentrer dans les pensées du personnage et, presque, de se mettre a sa place. D'ailleurs elle se pose souvent des questions a elle même, qui nous permette de nous dire : " Et moi dans cette situation j'aurais réagit comment ? J'aurai dit quoi ? " C'est une bonne façon de faire participer le lecteur au roman, et récupérer toute notre attention. 

Pas d'histoire d'amour gnan gnan ici, mais une histoire qui se construit sur des faux semblants, sur des mauvais sentiments et des mensonges. Une histoire qui s’avérera plus destructrice que bénéfique pour Kira. Un autre prétendant développe progressivement quant a lui des sentiments réels, qui donne envie de vraiment aller approfondir et découvrir plus en profondeur le personnage.

La magie que peut apporter le génie, et sa façon si incongrue de se comporter, apporte la juste dose de piment au roman, pour le rendre d'autant plus prenant. Je pense que ce côté magique, intervient toujours au bon moment, au moment ou on commence a relâcher notre attention et permet de nous aider a replonger dans l'histoire.

J'aime beaucoup la couverture simple mais pleine de charme, et avec ce côté féminin mais pas trop girly non plus. Et puis tous les romans ayant plus ou moins le même aspect, au final sa donne a la collection Red Dress Ink un côté vraiment homogène que je trouve particulièrement plaisant. 

En quelques mots : j'ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman, qui m'a permis de décompresser. La pointe d'humour est idéal pour nous donner le sourire. Une collection que je viens de découvrir et que je vais surement continuer a explorer.

[ Chronique ] Fablehaven, tome 1, Le sanctuaire secret, Brandon Mull



Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l'abri du monde moderne. Ce sanctuaire s'appelle Fablehaven. 
Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l'incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d'êtres fabuleux - fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades...
Aujourd'hui, l'avenir de Fablehaven est menacé par l'avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille... et rester en vie.


Ce que Nath' en pense : 

Ce qui m'a attirée vers cette série, vous devez vous en douter, ce sont ces magnifiques couvertures. Elles sont colorés, ont des petits détails mis en relief grâce a une surbrillance et j'en passe, en gros elles ne peuvent que attirer l’œil. Et puis le résumé m'a donné envie de découvrir les secrets de ce monde un peu spécial. 

L'écriture de l'auteur est agréable bien qu'un peu lente, les descriptions manque parfois de peps et de cette petite dose de folie qui donne au lecteur l'envie de s'imaginer les personnages les plus farfelues. L'action peine a démarrer : on passe beaucoup trop de temps en compagnie des enfants a ne pas faire grand chose. Je suis bien contiente que l'on ne peut pas dès la première phrase entrer dans le vif de l'action, mais je pense que le roman aurait gagné beaucoup a ce que l'action démarre plus vite. Mais étrangement - et même si au début on se lasse rapidement - on se fait très vite a cet façon qu'a l'auteur de ne nous montrer et de nous apprendre les choses progressivement. A partir du moment ou l'on accepte cela, le roman prend une autre tournure et on comprend la nécessité d'aller lentement. Il y a tellement de choses a savoir sur " FableHaven ". 

Pour vous résumer brièvement l'histoire : on suit 2 jeunes " adolescents " durant leurs vacances chez leur grand père. L'homme se révèle très vite mystérieux, et on comprend rapidement qu'il cache quelque chose. Les deux enfants, a force, de recherche et de persuasion vont finir par découvrir qu'il existe un sanctuaire dans le jardin de leur grand père qui rassemble des créatures en voie de disparition.

Pour moi l'histoire ne commence réellement que lorsque l'on découvre le sanctuaire et ses secrets. On va alors de révélation en révélation, avec des rebondissements parfois surprenant. Avec des créatures qui cachent des pouvoirs insoupçonnés et des caractères bien trempé. C'est plutôt agréable a suivre et on passe un bon moment, mais la encore il me manque la petite étincelle qui aurait rendu tout cela magique et unique. Parce qu'il faut le dire, le monde et l'univers crée par Brandon Mull sont inédits et l'idée, bien qu'originale n'a pas été assez exploitée a mon gout. ( peut être parce que c'est un premier tome, et qu'il faut donc planter le décor, les personnages et expliquer certaines choses ) Peut être suis je trop vieille pour que la magie de ce roman me frappe de plein fouet .. 

Niveau personnage on trouve des personnalités fondamentalement opposés et la plupart joue un double jeux, ou ont tout du moins une double facette. Kendra et Seth en sont le parfait exemple : la jeune fille modèle, face au jeune garçon désobéissant et qui ne tient pas en place. Les personnages adultes ont eux, tous sans aucune exception, un côté secret et mystérieux qui titille le lecteur. On les soupçonne de bien des choses. Ce que je trouve dommage c'est que l'on ne fait que survoler les créatures surnaturelles ( c'est un peu comme si on vous mettait un joli gâteau au chocolat, mais qu'on ne vous laissez pas le sentir, le toucher ou le gouter... Frustrant non ? ) C'est tellement frustrant de ne pas apprendre a en connaitre une en particulier, de voir comment elles voient les hommes ou leurs façons d'appréhender cette vie " prisonnière " d'un sanctuaire. 

 En quelques mots : je conclue ma lecture de ce tome avec un avis mitigé. Même si l'idée du roman me plait bien, je trouve que l'auteur ne va pas au bout de ses idées et qu'ils ne développent pas assez ces personnages. Tout cela me parait un peu léger. Mais je suis sur que la suite de la série, me réserve de biens belles surprises :) 

Un grand merci a Samia C. ainsi qu'aux Editions Nathan pour ce partenariat.


[ Chronique ] Paradise, Simone Elkeles



Un an après l'accident qui a failli lui coûter la vie, Maggie peut enfin retourner au lycée. Hélas, elle a perdu toute confiance en elle et semble incapable de retrouver sa joie de vivre. Car tout, dans la petite ville de Paradise, lui rappelle les conséquences du drame. Un garçon, pourtant, semble décidé à entrer dans sa vie. Un garçon qu'à priori, Maggie aurait préféré oublier...
Qu'elle le veuille ou non, leurs destins sont liés. Pour le pire et pour le meilleur !



Ce que Nath' en a pensée : 

Je tiens a remercier les Editions De La Martinière Jeunesse et plus particullièrement Aude M. pour ce roman magnifique, et les goodies qui l'accompagnait.  


( je sais, je sais la vidéo n'a aucun rapport avec le livre, si ce n'est le fait que je trouve qu'elle colle parfaitement a l'histoire et que chaque fois que je l'entends je ne peux que faire le rapprochement entre les deux )

C'est dur de poser des mots sur un roman, lorsque celui ci nous a touché, comme rarement un livre a su le faire. C'est le problème avec Paradise : se livre vous retourne tellement, que trouver des mots assez percutant pour faire ressentir cela a ceux qui vont lire votre avis est impossible. Sa faisait très longtemps que je n'avais pas dévoré un roman comme sa : lu en une soirée, sans lever le nez de ce que je lisais. J'ai souris, ris et pleurer, et franchement je crois ne pas avoir été touché par un livre comme ça depuis ... Beh en fait depuis la saga Twilight.

Les histoires d'amours - vous le savez - ce n'est pas vraiment mon truc. Quand on lit le résumé de Paradise, c'est tout de suite dans ce genre que l'on classe le roman. Pourtant, en y regardant de plus près on sent que c'est plus que ça, beaucoup plus que ça. Une leçon de vie, un combat quotidien qui nous rappelle que la vie ne tient qu'a un fil, que l'amour est peut être la ou on l'attend le moins ... Voila en quelques mots ce qu'est Paradise. 

Ne connaissant pas l'auteur, j'ai pu être complétement objectif quant a son écriture ou a son style. Et sur ce point on sent que Simone Elkeles maitrise son sujet. Elle vous prend, vous emmène et vous transporte, avec une aisance incroyable. Une plume magique, qui rend une histoire somme toute banale, complétement addictive. Son récit est bourré d'émotion : la haine, la peur, l'amour, la colère ... Et les personnages ne sont pas les seuls a ce noyer dans ces émotions : le lecteur est aussi en proie a toute sorte de sentiments. Simone Elkeles touche plusieurs sujets sensibles : l'alcool au volant, les jeunes en prison, les victimes .. Mais elle s’emploie a faire tomber tous nos préjugés les uns après les autres. 

Les personnages sont époustouflants et paraissent tellement vrai que cela en est troublant. Maggie, est une jeune fille qui se bat au quotidien pour arriver un jour a retrouver la vie qu'on lui a prise. Même si elle se plaint assez régulièrement, on est loin de la prendre en pitié, bien au contraire, sa détermination force l'admiration. Caleb, quant a lui tente de s'amender d'une faute qui le hantera toute sa vie et qui l'a changé a jamais. Étrangement c'est lui que l'on prend en pitié. Osciller entre leur deux points de vue, permet de voir comment l'un et l'autre, tente de reconstruire leur vie. Ils ne sont jamais plus poignant que lorsqu'ils sont ensembles : la haine étant bien souvent plus proche de l'amour que l'on ne le croit. Leur histoire évolue progressivement et c'est incroyablement poignant de les voir tomber petit a petit dans les bras l'un de l'autre. La seule personne capable de les aider  reconstruire leur vie étant celle qui l'a justement détruite.Ils portent tous deux les cicatrices de l'accident et chacun va s'en défaire grâce a l'autre. Et même si ils accaparent toute notre attention, il y a autour d'eux des personnages travaillés, qui apportent tous une vision différente de la vie et de l'amour. On en adore certains ( comme la vieille dame par exemple ) et on en déteste d'autres ( Kendra ) mais aucun ne nous laisse indifférent. 

Le titre du roman prend tout son sens au cour de notre lecture, et cette petite ville nommée Paradise, est bien plus proche de l'enfer que du paradis. Beaucoup de faux semblants régissent cette ville, et même si dans les apparences tout est parfait, derrière les sourires se cachent des familles détruites et des habitants dérangés. Je trouve d'ailleurs ça assez drôle ^^  - j'ai un humour particulier - 


En quelques mots : Ce roman ne pourra que vous retourner, vous toucher en plein coeur et faire ressortir la midinette qui est en vous. La fin est - je ne trouve pas d'autre mot - horrible et j'ai pleuré comme un bébé en fermant le roman. Je suis sur d'une chose en tout cas, Paradise ne vous laissera pas indifférent. Et c'est pour moi un ENORME coup de cœur.  Et parce que je trouve que la bande annonce illustre bien l'ambiance de roman, je vous la met ici :) 








Ava préfère les fantomes, Maïté Bernard

Depuis qu’elle est toute petite, Ava a le don de voir les fantômes. Très embarrassée par cet étrange talent, elle a toujours feint de ne pas remarquer ces silhouettes hagardes d’où irradie une lumière bien reconnaissable. Mais alors qu’elle est en vacances chez son oncle sur l’île de Jersey, Ava tombe nez à nez avec le fantôme d’une jeune fille,
Billie, qu’elle a croisée encore vivante quelques heures plus tôt. Encore tout étonnée de son nouveau statut de morte, Billie s’aperçoit qu’Ava est la seule à la voir. Et comme il apparaît bien vite que Billie a été assassinée, Ava n’a plus d’autre choix que de passer à l’action.

A PARAITRE LE 23 FÉVRIER 2012 CHEZ SYROS

 « Ava pensa à toutes ces jeunes filles de par le monde qui voyaient des films
de vampires, lisaient des livres de vampires, rêvaient de vampires prêts à sauter
jusqu’à leur fenêtre pour les adorer en silence pendant leur sommeil. Mais non, il avait
fallu qu’elle soit l’héroïne d’une histoire de fantômes. “Complètement ringarde, ma
pauvre fille”, marmonna-t-elle. »

Ce que Nath' en a pensée : 

Alors que je viens tout juste de terminer ce roman, un seul mot me vient a l'esprit : Waouh ! Je n'ai jamais aimé les histories de fantômes, parce qu'au final c'est un peu toujours la même chose : un être qui n'arrive pas a passer de l'autre côté et qui cherche une forme de rédemption. Maïté Bernard, a réussit, tout en conservant les clés du genre, a faire de ce roman quelque chose de nouveau et d'inédit. 

Si l'histoire en elle même m'a beaucoup plu, c'est sans aucun doute, grâce a une plume légère et fraiche, qui emmène et entraine le lecteur dès les premières lignes. On suit une adolescente de 14 ans et demi - c'est super important les demis a cette age xD - et l’écriture de l'auteur est complétement approprié, un peu comme si c'est Ava qui nous raconte son histoire.La dose d'humour qu'elle a parsemé tout au long du roman, permet de rendre le récit moins dramatique et plus léger. Je me suis d'ailleurs souvent retrouvé avec le sourire devant tel ou tel réplique.

On suit donc Ava une jeune adolescente qui va passer ces vacances dans le manoir de son oncle. Malheureusement pour elle, rien ne va se passer comme prévu : un meurtrier a décider de sévir parmi les invités de son oncle. Ava, qui considère son don comme une malédiction, plus qu'autre chose, va devoir faire face a ce qu'elle tente d'ignorer depuis si longtemps. Fantômes attachants et personnages troublant sont au rendez vous de ce roman drôle mais poignant. 

Ava, bien que plutôt jeune, est un personnage plus qu'agréable a suivre. Très timide et manquant cruellement de confiance en elle, elle a ce petit quelque chose qui donne envie de briser sa carapace pour voir ce qui se cache réellement en elle. Ce petit bout de femme, va faire preuve d'énormément de courage et d'une force de caractère impressionnante face a tous les événements qu'elle va devoir affronter. Je la trouve tout a la fois touchante et attachante. Qui plus est, on la voit murir et évoluer tout au long de l'histoire. Face a elle une sacré brochette de fantôme tous plus haut en couleur les uns que les autres. Et même si cela peut parraitre un peu étrange, j'ai trouvé tout ces fantômes drôle et attachant. J'ai eu un vrai coup de cœur pour Harald, ce froid viking que fantômes et consolateurs craignent d'approcher.Et j'ai même versé une petite larme a la disparition de Billie.

Le rythme du roman est intense, chaque passage et chaque détails peut nous apporter un éclaircissement important pour la compréhension de l'histoire. Et en plus de suivre la partie fantôme du récit, on se transforme en détective cherchant le coupable de l'histoire. Il y a un certains suspens qui plane tout au long du roman : impossible par exemple de démasquer le meurtrier avant la toute fin du récit. Une ambiance presque palpable vient pimenter le tout, rendant tantôt le lecteur inquiet, tantôt méfiant. Et même si sa peut vous parraitre un peu futile, cela rend en fait impossible de reposer le roman une fois commencé.

En quelques mots : Un roman rafraichissant, différent et prenant, dans lequel on se plonge avec facilité et plaisir. A lire et a découvrir a tout âge.

Je tiens a remercier les Editions Syros, et plus particullièrement Veronique Delisle pour ce partenariat.

L'héritage des Darcer, tome 1, Marie Caillet


Lorsqu’on s’appelle Mydria, qu’on est la fille unique et chérie des puissants Siartt, et qu’on a pour objectif principal d’accéder à un pouvoir plus grand encore en épousant le prince héritier du royaume, la vie ne peut pas être ennuyeuse. Jusqu’au jour où Mydria découvre ses vraies origines. Elle n’est nullement Siartt, mais l’ultime héritière d’une dynastie renversée depuis des générations ! Horreur : à la suite de ses ancêtres, elle est tenue de se lancer à la recherche du trésor familial, recevant pour seules aides un sifflet et le Don d’Aile, cet étrange pouvoir capable de vous métamorphoser à volonté…

Le pire danger ne l’attend peut-être pas derrière l’errance, la bataille et les cloques aux pieds. 
Le pire danger pour un cœur confiant ne tient peut-être qu’en un seul nom : Orest.


Ce que Nath' en a pensée :

Quand on m'a dit qu'une auteure française, toute jeune de surcroit, a autant de talent sa ne peut que me titiller et me donner envie de plonger dans cette nouvelle série. J'avais placée mes attentes haut, très haut, m'attendant a être complétement bluffée. Avec sa dur de tenir la distance, et pourtant Marie Caillet m'a bluffée, dépassant et de loin, mes attentes. La fantasy, c'est un genre dans lequel je n'ai pas l'habitude d'évoluer, mais le côté jeunesse aidant probablement, sa ne m'a posée aucun problème ici. 

On suit donc une jeune héroïne de 16 ans, qui baigne dans le luxe, rêve de prince charmant et vit sa petite vie d'adolescente de manière banale. Jusqu’à ce qu'elle découvre qu'elle est la dernière héritière d'une famille disparue. Commence alors une quête ou se mêle danger et imprévu. Comme toute adolescente digne de ce nom, Mydria va se rebeller, mais manque de bol elle va tomber dans les filets d'une guilde qui compte bien s'emparer du trésor tant convoité. 

Je me suis régalée en voyant cette petite " princesse " chouchoutée et protégée par son entourage, être secouée tout au long de son aventure. Le dépaysement total que subit l'adolescente m'a bien fait sourire, je trouve le contraste entre sa vie passé et sa nouvelle quête, assez drôle. Je pense que si dès le début on avait affaire a une guerrière, l'effet ne serait pas le même. Même si son aventure est assez banal - après tout c'est une chasse au trésor - l'auteur a su en faire une quête originale, ou le lecteur prend part avec plaisir. Les clichés sur le genre, tombent un a un, ce qui nous permet très vite de complétement séparée " L'héritage des Darcer " de tous les autres romans du genre que l'on a pu découvrir.

Niveau personnage, même si c'est un peu une anti héroïne qui nous fais face, on l'a voit évoluer au fil des pages, et c'est ce qui lui donne tant de charme. Mydria muri et grandi lors de sa aventure mésaventure, et c'est agréable de suivre cette évolution au gré de notre lecture. Elle apprend sur elle même, mais aussi sur le monde, revoyant sa vision des choses. Cela dit, l'auteur ne nous gave pas de leçon de vie ou autre type de morale sur la jeune fille qui passe de l'insouciance a un état plus mure, au contraire c'est un peu une vision ironique du monde que nous renvoi ce récit. ( du moins c'est dans ce sens que je l'ai perçut )Mais a côté il y a toute une bande de personnages tout aussi travaillé, qui ont leurs idées, leurs envies et leurs personnalités. J'ai d'ailleurs un gros petit faible pour Orest ^^

Tout cela est relevé et pimenté, par une histoire d'amour, qui commence a se dessiner et qui évolue elle aussi au fil des pages. Mais, pour moi qui lit des histoires d'amours a la pelle, elle ne prend pas le dessus sur l'action ou sur l'intrigue, elle vient simplement s'y ajouter, la compléter et l'améliorer.

Mais même si l'histoire m'a plut, c'est sans conteste la plume de l'auteur qui a fini de m’enchanter. A la fois simple et travaillé, chaque mot transporte une vraie émotion, emportant le lecteur avec facilité. Impossible de décrocher du roman une fois plongée dedans. L'auteur n'a pas peur de torturer ses personnages, leur quête n'est pas sur de réussir ( et je ne dirais pas si elle réussit ou non ^^ ), des personnages meurt ... Ce qui en fait un roman haletant ou l'on a peur pour nos personnages favoris, et dans lequel on évolue avec une boule au ventre mais toujours avec le sourire.

Un grand merci a Camille, des Editions Michel Lafon pour cette magnifique découverte. 



Yrmeline ou le chant des pierres, Bleuette Diot


Une épopée flamboyante et mystique


Un secret enfoui depuis des millénaires.
Un mystère susceptible d’ébranler toute l’histoire de l’humanité.
Et si les vérités communément admises étaient toutes autres ?

   Depuis quelques années, l'auteure Bleuette Diot se consacre uniquement à la recherche historique et à la rédaction de la saga médiévale des « Yrmeline ». Avec Yrmeline ou le chant des pierres et Yrmeline et le château du Graal, elle signe les deux premiers tomes d'une épopée étourdissante où l’Histoire flirte avec le fantastique pour notre plus grand bonheur.

   Sous sa plume alerte et lyrique, mythes sumériens et légendes celtes dévoilent enfin un fond de vérité qui n’aura de cesse de surprendre ses lecteurs.

   Laissez-vous embarquer dans une aventure vraiment hors du commun. Découvrez les méandres d'une incroyable histoire médiévale où mystère, ésotérisme, haine et passion se mêlent et s'intriquent afin de composer le premier opus d'un grand cycle romanesque. Une œuvre qui n'a pas fini de vous surprendre et de vous tenir en haleine.


Ce que Nath' en pense

Pour ce roman magnifique je tiens a remercier les Éditions du Pierregord.

Quand j'ai lu le résumé de ce livre, je me suis dit d'emblée que je voulais ce roman. J'ai toujours aimée les livres typés historiques se passant a une autre époque que la notre, mais quant en plus se mêle a l'histoire un côté un peu fantastique et une belle histoire d'amour alors la j'adhère complétement.

L'histoire est riche et écrite d'une plume légère, faisant du roman un vrai bijou dans lequel on évolue facilement. Impossible de se lasser ou de ne pas prendre plaisir a suivre les aventures des nombreux personnages. Si les descriptions paraissent parfois un peu longue, elles prennent au fil des pages une importance non négligeable pour la compréhension de l'histoire. 

L’Estonie est un pays que l'on connait mal ( en tout cas pour ma part ) et pourtant je me suis prise a imaginer les paysages, et a y voir évoluer les personnages. Et très franchement réussir a me faire imaginer des lieux que je ne connais pas du tout, est un réel exploit. Bleuette Diot, a su faire passer tout un tas d'émotion dans son récit et on sent a chacun des mots qu'elle a pu écrire, qu'elle c'est investit a fond dans ce roman. Impression qui n'est que confirmé par la profusion de détails sur les coutumes et l'Estonie en elle même, qui prouve que l'auteur a du énormément ce documenter avant de pouvoir nous le faire partager. 

Cerise sur le gâteau l'auteur a su jongler avec brio entre thriller, récit historique et société secrète, promenant le lecteur de l'un a l'autre avec une facilité et une aisance qui laisse sans voix. Si sa peut parraitre un peu étrange de mélanger les genres comme cela, c'est en fait un réel plus pour le roman. Sa permet au lecteur, de ne pas se lasser sur les 500 pages qui composent ce roman.

Le vrai coup de cœur de ce roman reste sans conteste la plume de l'auteur. A la fois fluide et facile a suivre, elle emmène le lecteur au cœur de son roman, en quelque phrase. L'utilisation faite du langage d'époque par l'auteur apporte d'autant plus de charmes au roman.

Les personnages, bien que très nombreux, sont tous décrit avec précision. Bien qu'au début cela peut être un peu dérangeant, c'est complétement nécessaire a la pérennité du récit. Bleuette n'a pas cantonnée ses personnages a un rôle de gentil ou de méchant, comme c'est souvent le cas dans les romans historiques : chacun a un côté plus ou moins mauvais, et plus ou moins développé. Ils ont tous un caractère et une personnalité bien affirmée, qui amène chacun a leur façon un plus a l'histoire. J'ai eu un vrai coup de cœur pour Yrmeline, qui a une personnalité bien a elle, sacrément affirmée, surtout pour une femme de l’époque.

Les seuls points négatifs que je pourrais relever tiennent plus de la forme du livre, que de son contenu. La couverture, qui bien qu'elle soit dans le thème du roman, ne l'illustre pourtant pas bien du tout. A mon gout trop simple, trop peu détaillé et trop peu travaillé, en plus elle n'attire malheureusement pas l’œil, décourageant j'en suis sure plus d'un lecteur. Autre petit bémol, les notes de l'auteur placées a la fin. Si au début au jongle entre notre page et la fin du roman pour avoir des explications et éclairer un peu notre lanterne, on se lasse très vite de jongler entre les pages. On passe par la même occasion a côté d'information assez importante, j'en suis convaincue. Si le fond est magnifique, la forme laisse a désirer.

La Chasseresse, Night World tome 7, LJ Smith

 A la tête d'une horde dangereuse, la flamboyante Jez est l'héritière d'une des plus illustres lignées de vampires. Son avenir semble tracé dans le pouvoir et dans le sang. Tout s'effondre pourtant le jour où elle apprend que sa mère biologique est une humaine. Désormais tiraillée entre ses deux origines, Jez cherche la rédemption auprès du cercle du Crépuscule, le puissant ennemi du Night World. Mais quand ses nouveaux alliés mettent sa loyauté à l'épreuve en lui ordonnant de manipuler le séduisant Morgead, son ancien bras droit, le doute s'empare de la Chasseresse. Pourra-t-elle se liguer contre sa famille d'autrefois ? Déchirée entre devoir et sentiments, trouvera-t-elle enfin sa véritable nature ? 




Je tiens de nouveau a remercier les Editions Michel Lafon, et plus particullièrement Camille, pour ce partenariat :)

J'ai toujours eu un faible pour les livres de LJ Smith, qui est a mon sens une des meilleures auteurs que j'ai pu découvrir. Sa série NightWorld, m'a charmée dès le premier tome, mais je trouve que le niveau monte de tome en tome : les 3 derniers étant incontestablement les meilleurs. Si l'auteur écrit des romans jeunesses, il n'en est pas moins que ses récits gagnent en maturité et en crédibilité au fil des romans. On sent bien que l'histoire que l'on nous propose cette fois ci, est un tremplin pour la suite. Et c'est aussi en cela, que l'on est captivé, le problème ne trouvant que partiellement une solution. ( un peu de suspens voyons ! XD ) Pour une fois on a pas des personnages en demi mesure ou des méchants pas vraiment méchant.Il y a une ambiance lourde et pesante tout au long de notre lecture, on angoisse avec les personnages parce que l'on sent que l'on est a un moment clé, ou chaque choix peut condamner l'humanité tout entière. On jongle entre danger et passion pour notre plus grand bonheur.

Jez, est un personnage particulier, qui jongle entre deux personnalités : d'un côté sanguinaire, sans pitié et chasseuse hors pair de l'autre faisant tout pour mener une vie normale. Elle ne sait pas trop de quel côté se positionner, mais une chose est sur elle se considère comme une monstruosité de la nature. C'est en cela qu'elle est attachante, c'est le personnage le plus humain que l'on a pu rencontrer jusqu’à présent. Morgead, même si il ne veut montrer aucune faiblesse, cache un lourd passé. Il ne montre son vrai visage qu'avec Jez. Mais entre ces deux personnages, se dressent tout un panel de personnages tous plus différents les uns que les autres. L'auteur, a vraiment exploré, toute les facettes et toute les personnalités que l'on peut imaginer chez une bande de jeunes de ce type. ( vampire ou non d'ailleurs ) C'est fascinant.

L'intrigue est forte de rebondissements, on passe sans cesse d'un état de compréhension a un moment de pur doute. On est complétement happée par chaque chapitre, parce que on ne sait jamais si Jez va pencher du côté du Night World ou du Cercle de l'Aube. Impossible de savoir comment va se conclure le roman. Je suis tombée de très haut a plusieurs reprises. L'auteur nous promène a sa guise dans son récit nous faisant miroiter tout et son contraire pour que l'on ne puisse pas deviner la fin.

L'histoire d'amour, est la plus belle, la plus intense et la plus touchante que l'on a depuis le premier tome de la série. Il y a un vrai lien entre les deux personnages, un lien presque palpable. C'est beau, enchanteur et plaisant. J'y suis même allée de ma petite larme ! Le concept des âmes sœurs, n'a jamais pris autant de sens que dans ce tome ...

En fait lire sa, a quelque semaine de la nouvelle année, était une excellente idée puisque l'on aborde la fameuse fin du monde prévu pour 2012. Sa ajoute une touche de réalité et de véracité au roman, et sa a même un petit quelque chose d'inquiétant.





La lumière Blanche, La cité tome 1, Karim Ressouni - Demigneux

Imaginez ... 

... Un jeu révolutionnaire, totalement virtuel mais en temps réel.
... Un jeu où l'on pleure, où l'on saigne, à travers un autre soi-même. 
... Un jeu où tout peut arriver, même mourir. Une énigme absolue où il faut tout découvrir, y compris le but du jeu... 


Ce jeu existe : il s'appelle La Cité. 




Comme dix millions de Terriens, Thomas a eu la chance de pouvoir entrer dans La Cité. Et tout a changé... Peu à peu, il a rencontré les amis que La Cité lui destinait, Arthur, Liza et Jules César.
Avec eux, il a découvert ses pouvoirs. Il a aussi repéré ses ennemis, comme Jonathan, son copain de lycée... Puis tout s'est emballé. Mystères et coups de théâtre se sont entrechoqués, ont submergé les esprits. Jusque dans la vraie vie... Avertissement : Dans La Cité, ne partez jamais de votre véritable vie, sinon la lumière blanche vous accablera.

L'avis de Nath' :

Je tiens a remercier les Editions Rue Du Monde, qui m'ont gentiment envoyé ce roman, ainsi que les affiches a l'image de la Cité.

        L'auteur, ne nous plonge pas tout de suite dans La Cité, en fait on est au même point que chacun des habitants : on se questionne quant a la cité, a ces affiches si mystérieuse et toute cette partie si médiatique qui entoure ce nouveau concept. Le fait que l'on apprenne a découvrir le jeu, en même temps que les personnages renforcent notre application dans le l'intrigue. C'est un vrai suspens qui pèse sur tous le roman, puisque a la fin, si Thomas pense avoir compris le but du jeu, nous nous continuons a nous demander : " Mais euh ?? " Et c'est sa qui fait le charme du livre, on essaye de relever des petits détails, de voir ce que l'on aurait pu louper ... Bref on se prend pour un petit détective qui doit découvrir LE mystère. Sans grande description, l'auteur crée une ambiance presque palpable, qui rend le roman tout a la fois prenant et légèrement inquiétant. L'auteur a un talent certain pour nous faire voir a travers ses mots, l'univers qu'il a voulu créer. Je me suis pris au jeu, et j'ai vu se dessiner devant moi La Cité. Son écriture est époustouflante : prenante, fluide, simple et pourtant tellement agréable.

        Le concept du livre est très différent de tous ceux a quoi j'ai l'habitude, mais c'est agréable de pouvoir lire quelque chose de nouveau. L'auteur a, en plus poussé son idée jusqu'au bout, puisqu'il va même jusqu’à nous donner des passages de messages des joueurs de la Cité. On apprend du coup a découvrir tous les aspects de la cité, aux yeux de personnages différents, qui voient tous a leur façon ce qu'ils découvrent.

      Thomas devient très rapidement accroc a ce jeux vidéo, plus vrai que nature, et nous on n'arrive plus a lâcher le livre. En fait le personnage nous communique, très rapidement, son addiction. Thomas, allias Harry, est en fait un jeune adolescent qui pense être tombé sur le meilleur jeu qu'il n'ait jamais connu mais qui très vite va se faire prendre a son propre jeu. Il est complétement accroc a la magie, ou plus précisément a la grande illusion. Si vous pensez que son pseudo a un quelconque rapport avec Harry Potter .. Et bien c'est raté ! Ce jeune garçon est très attachant, simplement parce que l'on nous apprend dès le début que la vie n'a pas été facile pour lui : sa mère décède en lui donnant naissance, son père vit avec le fantôme de sa femme perdue ... Il fait pourtant preuve de beaucoup de volonté pour vivre comme tout les jeunes de son âge et d'une bonne dose de positive attitude. Ses trois amis virtuels, ont des personnalités qui se complètent a merveille. Ils forment un quatuor a la fois drôle et poignant, avec lequel il est facile d'évoluer. Ils se forment entre eux, une amitié, qui bien qu'elle soit virtuelle, a pourtant l'air solide et bien réelle. Je ne saurai dire pourquoi, mais il est impossible de leur résister bien longtemps. 

        On sent bien que même si le but de la Cité est de créer une société virtuelle, le jeu aura de nombreuses incidences sur la vie réelle des joueurs. Leurs comportements évoluent, et pas forcement dans le bon sens. D'un côté certains deviennent complétement accroc au jeu, au détriment de tous le reste. La ou d'autre voit leur caractère évoluer, passant d'un garçon sans encombre au loubard qui tape sur tous le monde. Des amitiés se déchirent, des meilleurs amis se haïssent et j'en passe. Autre problème, toute douleur dans la cité, se ressent dans le monde réel. Du coup, quand la violence se forge une place dans le jeu, on se pose de nombreuses questions. Notamment au sujet du pauvre Arthur, que l'on pressent souffrir. Mourir dans la cité, veut - il dire mourir dans la vie réelle ? Autant de question qui resteront sans réponse a l'issue de ce premier tome, rendant l'attente de la suite encore plus longue.

       Moi qui ait toujours eu un faible, pour les bons jeux vidéos dans lesquels on plonge sans modération, ce livre a été un vrai régal. J'ai pu relever plein de petites allusions a des jeux célèbres. Même si, l'on est pas fan de jeux vidéo, on ne peut pas résister a la curiosité de découvrir la Cité, c'est impossible.

       Vous l'aurez compris, j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce roman magnifique. J'ai accroché les affiches, que la maison d'édition avait eu la gentillesse de m'envoyer avec le livre, a mes murs ( cela faisait des années que je n'avais pas mis de poster chez moi ) c'est dire si j'ai apprécier ce roman. Je ne peut que vous conseiller de vous laisser charmer, parce que j'en suis convaincue ce livre ne pourra que vous rendre accroc.

Le magicien et le golem, Philippe H. Besancenet.

 
 Arha ne croit pas au Destin mais celui-ci ne veut rien entendre. Il le condamne depuis sa naissance à enchaîner coups de chance et sacrées déveines. Une situation hasardeuse à vivre au quotidien et qui se complique encore lorsque le garçon commence son apprentissage de la magie. Tandis qu’il se rend à une réunion importante de magiciens, son professeur disparaît. Et ses espoirs d’être sauvé de dangereuses créatures aussi ! Poussé par les événements, Arha doit percer le mystère qui entoure une série de vols audacieux s’il veut se dépêtrer de cette situation. Aidé par ses amis, Catie la téméraire et Bressog le gourmand, l’apprenti magicien mène l’enquête, entre metteurs en scène inspirés, créatures féroces et sortilèges ratés…



 A PARAITRE LE 20 JANVIER 2012

Je tiens avant toute chose a remercier les editions Artalys pour ce partenariat et cette belle découverte.

Une première pour moi : lire un livre qui mélange fantasy et humour. Si sa peut faire un peu peur a première vue comme sa, c'est en fait un concept très intéressant, qui permet d'aborder sous un nouveau jour le monde fantastique. Et quand comme moi, on dévore les livres a une vitesse folle, tomber sur quelque chose de si différent est un vrai souffle de fraicheur.

Niveau écriture, l'auteur a une façon très fluide de mener son récit. Du coup, dès les premières pages, on plonge complétement dans l'histoire. Le roman se lit très facilement, et on le dévore en très peu de temps. La couverture est vraiment différente de ce que l'on trouve habituellement, on y retrouve déjà le côté décalé, drôle et parodique du roman. J'adhère complétement.

Malgré tout, même si la touche d'humour est très présente dans le livre, il n'en reste pas moins qu'il y a une véritable intrigue. L'action reste mouvementé, ce qui rend le livre d'autant plus prenant. Et puis, il est impossible de deviner comment va se conclure l'aventure d'Arha. On a de nombreux rebondissements, des retournements de situation et plusieurs questions ( qui seront résolue au fur et a mesure que l'on avance dans le récit ) . Un autre point positif, est que l'auteur, avec seulement quelque petite description fixe complétement ses personnages : il est très facile de s'imaginer a la fois les lieux, les physiques ou les personnalités des différents personnages que l'on côtoient.

On se retrouve projeter dans un monde médiéval, ou la magie est plutôt mal vu. Pourtant notre jeune héros est prêt a tout pour apprendre quelque tour. Ces deux amis vont se retrouver embarqué dans l'aventure de Arha, bien malgré eux. J'aime bien, cette idée de trio, ou chacun a une vision des choses bien a lui.

Arha le personnage principal, a un côté anti–héros, qui le rend comique, parfois même bien malgré lui. Même si tout au long du roman il jongle entre chance et malchance, il a un côté très attachant, qui fait que l'on prend plaisir a suivre ses aventures.

J'ai adoré les passages avec les deux gardes du château ! Simplement, parce qu'il leur arrive tellement de choses, que dès qu'on les voit arriver on se dit : «  attention qu'est ce qui va encore leur arriver » Ces passage m'ont fait beaucoup rire.

Et puis tout les petits clins d'œils et autres jeux de mots, ajoute a cette touche humoristique. En plus de tout sa, ( et la si vous n'êtes pas encore convaincu, je vais me poser des questions ^^ ) il y a un petit côté « parodie », attention entendons nous bien, on n'est pas du tout dans un roman parodique ( sa se dit sa ? ) Mais l'auteur a, je pense volontairement, appuyé la description de ses personnages sur d'autres plus connu, et je trouve sa juste géniale. C'est fait avec beaucoup de subtilité et sa passe tout seul.

En résumé : j'ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman a la fois drôle et plein d'action, qui m'a réellement permis de m'évader entre deux examens. C'est un récit très frais et très fluide que l'on prend plaisir a découvrir.


Ames soeurs, Night World tome 6, LJ Smith

 
Hannah pense qu'elle est folle. Des notes écrites de sa main la prévenant d'un danger imminent parsèment son chemin : "Prends garde" ou encore "Morte avant dix-sept ans". Pourtant, elle ne se rappelle pas avoir rédigé ces avertissements. Grâce à l'hypnose, elle découvre leur signification : Hannah est une âme ancienne, qui a déjà connu de nombreuses réincarnations. Seulement pourquoi a-t-elle disparu avant ses dix-sept ans dans ses milliers de vies antérieures ?
Elle se remémore sa rencontre avec Thierry, le tout premier vampire... son âme sœur. Aujourd'hui maître du Cercle de l'Aube, il tente désespérément de la retrouver. Mais une malédiction semble vouloir les séparer à jamais. Leur amour sera-t-il, cette fois-ci, assez fort pour sauver Hannah de son destin tragique ?


L'avis de Nath' :

 Je tiens tout d'abord a remercier Camille, des Éditions Michel Lafon, pour ce partenariat.

Même si a première vue la couverture m'avait paru un peu .. étrange, elle prend vraiment tout son sens lors de notre lecture. Le personnage principal possède cette marque sur la joue que l'on retrouve sur la couverture et la " couleur " blanche est complétement adaptée a la personnalité d'Hannah. Elle a un côté très épuré, mais en même temps elle a beaucoup de charme. Au final, c'est peut être celle que je préfère jusqu’à présent.
C'est toujours avec plaisir que je retrouve la plume de LJ Smith, elle a cette faculté de touché le cœur de midinette en moi qui adore les belles histoires d'amour. Ses récits sont toujours très fluide, tout découle naturellement et c'est pour cette raison que l'on arrive a plonger avec autant de facilité dans le monde du Night World. L'univers crée est très proche du notre, puisque en dehors du fait qu'il y ait toute une communauté surnaturelle secrète, il n'y a pas de grosse différence avec notre société. Sa permet a la fois d'entrainer le lecteur avec facilité dans le récit, mais aussi de donner un côté plus réel et tangible a ce que l'on lit. ( il est plus simple de s'imaginer une rue comme la notre, plutôt que je ne sais qu'elle bizarrerie )
Même si l'on est au 6eme tome, je n'ai encore jamais lu la même chose ou trouvée qu'il y avait un côté répétitif un peu lassant. Bien au contraire chaque roman a son intrigue, son charme et son histoire. Cependant, je n'ai jamais, autant apprécié un livre de cet auteur. Une fois plongé dedans il m'a été difficile d'en décrocher, et je l'ai lu en une soirée. Il fallait que je connaisse la fin, puisque pour la première fois je n'étais pas sur qu'une fin belle et heureuse allait conclure ce tome. 
L'histoire d'amour est compliquée, la demoiselle ne se laisse pas amadouée facilement ( c'est le moins que l'on puisse dire ) et va envoyer sur les roses le grand seigneur du Night World une paire de fois. Cela pimente le récit, et évite de tomber dans une histoire d'amour un peu gnan gnan qui pourrait nous lasser.
Le gros plus est probablement toute les parties du récit ou l'on voyage dans le passé. On y voit alors une Hannah au temps des hommes des cavernes, qui va être prête a tout pour sauver un démon. C'est tellement touchant de voir la première rencontre de Hannah et Thierry, a quelle point avec seulement quelques mots elle a pu ébranler un si fort vampire. Et puis suivre leur relation au fil du temps, permet de s'attacher encore plus aux personnages. Ils ont souffert et on le sent. On apprend pas a pas la vérité, en même temps que Hannah. On soupçonne tous le monde, on se laisse berner par de belles paroles ... 
Je me suis vraiment prise d'affection pour Hannah, ce petit bout de femme capable de faire preuve d'une sacrée flegme et de beaucoup de courage, pour se sortir d'affaire et sauver celui qu'elle aime. Elle perd progressivement son côté de frêle victime, pour se forger un caractère plus " dur " qui lui permettra de survivre. Thierry quand a lui, a un petit quelque chose qui le rend particullièrement charmant. Même si au final on ne le voit que très peu, on s'y attache très vite. Peut être parce qu'il a un côté protecteur et tendre, qui réveille ne nous nos instincts de demoiselle en détresse. Et puis le fait qu'il soit un homme de parole, rajoute bien entendu a cet aspect très gentleman que l'on se fait de lui. J'ai apprécié retrouver certains des personnages des premiers tomes, c'est toujours très plaisant de savoir ce qu'ils deviennent, même si on ne passe que très vite sur eux. ( après tout la n'est pas l'histoire )
L'intrigue est prenante et menée avec talent. LJ Smith nous distille des informations, en même temps qu'elle les donnent a ses personnages. Du coup, on est comme eux : on se laisse avoir, on doute, on se questionne, on est perdue ... Et c'est ce qui fait le charme de ce tome. Qui plus est, on a quelque chose de très différent de ce que l'on peut trouver dans les autres récits : on ne côtoie pas une simple humaine. Et même si le concept d’âme sœur est présent dans tous les livres de la série, il prend ici une tout autre dimension. 

En résumé : Cette série est un immense coup de cœur, qui me fait toujours rêver de belles histoires d'amours et de princes charmants. ( ou pas ^^ ) J'aime me plonger dans ces romans parce qu'ils me permettent de m'évader. A lire, a découvrir et a dévorer !



Le bien contre le mal, Les Envoyés tome 3, Sharon Kena




 
Le combat entre le bien et le mal débute, mais de quel côté se placer lorsqu’on est un ange de Dieu amoureux d’un démon de Satan ? Sa destinée est de combattre et de détruire l’être aimé. Comment y parvenir ? Que choisir ? Écouter son cœur ou sa raison ?





L'avis de Nath' : 

Je tiens tout d'abord a remercier Sharon Kena, ainsi que la maison d'édition du même nom pour ce partenariat.

J'avais déjà eu l'occasion de lire les deux premiers romans de la trilogie en partenariat avec l'auteur, il y a quelque temps maintenant. Et j'avais été agréablement surprise par ce que j'avais pu découvrir. 

J'ai pris beaucoup de plaisir a retrouver a la fois les personnages et la plume de l'auteur. On a de nouveau un récit plutôt fluide, ou l'auteur ne s’embarrasse pas de grands mots pour nous narrer son récit. C'est ce qui me plait aussi dans cette série : Sharon Kena utilise une écriture simple et fluide, qui ressemble a notre façon de nous exprimer dans notre vie de tous les jours et c'est ce qui est agréable dans cette série. L'univers crée par l'auteur est très proche du notre, et c'est dont avec beaucoup de facilité que l'on s'immerge dans le roman. 

On retrouve une fois encore ici cette opposition qui a été au centre de toute la série : le bien ou le mal.. Chaque personnage a du, a un moment, pencher vers l'un ou l'autre. Malgré tout rien n'est jamais tout blanc ou tout noir, et on comprend aisément que il y a souvent des nuances a apporter. C'est très proche de la réalité, les personnages sont comme nous : ils ont leur doute, leur moment de faiblesse ... C'est ce qui les rend si attachant. Lyana, a pour moi un côté un tout petit trop naïf, elle cède un peu facilement a Johnny, mais bon comme on dit souvent " l'amour est aveugle ". En parlant de Johnny, étrangement même si il a un comportement très changeant  ( doux et tendre une fois, puis brute et violent après ) je trouve qu'il est touchant a sa façon. On sait qu'il a des sentiments pour Lyana mais sa nature même l'empêche de vraiment les laisser sortir. ( N'est pas démon qui veut ^^ ) Autre point positif : l'auteur n'a pas peur de malmener ses personnages. Aucun des personnages principaux n'est a l'abri, et quant on est attacher aux personnages principaux, c'est avec une boule au ventre que l'on attaque chaque page.

L'intrigue démarre assez rapidement, du coup impossible de décrocher. Plus on avance dans le tome, plus on a envie de connaitre et moins il est facile de laisser de côté notre lecture. Ce que j'apprécie énormément, c'est sans aucun doute le fait qu'il est impossible de savoir comment va se terminer l'histoire. Je n'ai pas su dire si la balance aller pencher d'un côté ou de l'autre ! J'ai doutais tout au long du roman, et c'est cette ambiance ou le doute est de mise qui permet donner un côté prenant a notre lecture. 

En résumé : ce tome met le point final a cette trilogie de manière totalement réussit. Apportant la conclusion nécessaire a l'intrigue, il permet de quitter les personnages avec le sourire même si rien n'est rose dans le monde de Lyana.  Seul point négatif : c'est trop court et on en redemande !

Divergent, Veronica Roth


 



Tris vit dans un monde pots-apocalyptique, où la société est divisée en 5 factions. 
A 16 ans, elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de la vie. 
Cas rarissime, ses tests d'évaluation ne sont pas concluant. 

ELLE EST DIVERGENTE. 
ELLE EST EN DANGER DE MORT.






L'avis de Nath' : 

MON AVIS EST VOLONTAIREMENT VAGUE. TROP EN SAVOIR SUR DIVERGENT VOUS EMPÊCHEREZ DE VRAIMENT L’APPRÉCIER.

J'avais entendu beaucoup de bien concernant cette nouvelle dystopie signée Elana Johnson. Mais après tous les bons romans que j'avais pu lire dans cette catégorie ( Possession, Éphémère, Promise ... ), je doutais que celle ci puisse faire le poids. Et bien je m'étais lourdement trompée ^^  Le roman est une vraie merveille, et par dessus tout il a de quoi concurrencer les meilleurs dystopies.  

Le style de l'auteur m'a un peu surpris, je m'attendais au vu du résumé que j'allais tomber sur un récit lourd ou les descriptions des différentes catégories de la société allaient prendre le pas sur l'intrigue. Et bien encore une fois je me suis trompée. Le récit est très fluide, l'auteur nous distille l'information petit a petit sans trop nous brusquer et sans passer par des descriptions trop lourde : gros point positif ! Il y a en plus, une vraie ambiance oppressante qui plane sur tous le roman, Elana nous fait vraiment plonger dans le roman avec facilité. L'univers qu'elle a crée a un petit quelque chose d'inquiétant, simplement parce qu'il parait complétement réalisable. C'est presque trop réel. Et aussi étrange cela puisse t-il paraître, je trouve tout de même qu'il y a quelque chose d'attirant dans la société décrite. En plus de la partie nouvelle société, on retrouve tout un enjeux politique, ou le pouvoir est au centre de toute  les manipulations. La encore c'est très proche de notre société et tous le monde sait que le pouvoir change les Hommes.

Côté personnage, l'auteur a fait le tour de toute les personnalités que l'on peut rencontrer : le violent, la pipelette, le faible, la courageuse ... On explore réellement différentes manières d'aborder la vie dans la nouvelle classe choisit par les personnages. Béatrice, est un personnage fort et courageux, que l'on ne peut que respecter. Elle fait preuve d'une incroyable force de caractère et d'une bonne dose de contrôle sur elle même, face a tous ce qu'elle va vivre. Pour être franche elle m’impressionne. Quatre quant a lui, même si il a un comportement assez changeant et surprenant, il est tellement touchant, surtout lorsque l'on découvre sa véritable histoire. On frôle la mort avec eux en permanence, et pour ma part c'est avec une réelle boule au ventre que j'ai suivit leurs jeux étrange. Vous l'aurez compris je me suis beaucoup attaché aux personnages. Et puis a côté de tous sa, l'auteur n'a pas peur de faire mourir certains des personnages principaux, rendant le roman bien plus inquiétant. On sait et on sent, que l'on peut perdre Tris a tout moment Oo

L'intrigue, quant a elle, est a l'image du reste du roman : haletante, prenante, surprenante ... Il ne se passe pas un moment ou il y a un plat dans l'histoire. Chaque page apporte son lot de rebondissement, et d'action, et c'est cela qui rend le roman si intense. Une fois commencée il est difficile de le lâcher, il vous faudra connaitre la fin. En parlant de la fin, il est impossible de deviner comment va se clore le roman. Et même une fois que le roman touche a sa fin, on comprend aisément que tous n'est pas finis et que les personnages vont probablement encore avoir leur lot de mésaventures.

En quelque mot : C'est la première fois que tous les personnages me font un tel effet, que se soit en bien ou en mal aucun ne m'a laissé indifférent. Une histoire d'amour qui se construit dans la douleur, le doute et la peur. Un univers proche du notre, ou la mort n’épargne personne.  



Je tiens a dire un merci tout particulier a Samia des Editions Nathan pour m'avoir permis de lire cette merveille.





Sweeney Todd, JM Rymer


« C'était un homme grand, au physique ingrat, comme un pantin dont les parties auraient été mal assemblées, doté d'une bouche, de mains et de pieds si immenses qu'il était lui-même, d'une certaine manière, une véritable curiosité de la nature. » 

Lorsque l’on apprend la disparition d’un jeune marin dans la capitale anglaise,
tous ses amis se mettent à sa recherche.
Les pistes semblent toutes mener près du salon d’un barbier, aux abords de Fleet Street.

Sweeney Todd a encore frappé…

L'avis de Nath' :

Je tiens a dire un grand merci aux editions Callidor pour ce partenariat ! 

J'ai réellement pris le temps de savourer ce roman, non pas parce que je n'ai pas aimée, mais au contraire parce qu'il m'a tellement plu que j'ai voulu faire durer le plaisir. J'aime beaucoup ce genre de livre qui nous raconte l'histoire d'un personnage  tristement " célèbre " pour les crimes barbares qu'il a à son actif. Cependant ce que je recherche c'est de la nouveauté, apprendre quelque chose que je ne sais pas déjà et c'est exactement ce que j'ai retrouvé dans ce roman. 

J'ai eu un vrai coup de coeur pour le livre en lui même. La couverture a un petit quelque chose d'étrange qui me plait bien. Ce côté croquis apporte vraiment quelque chose de différent et donne envie de se plonger tout de suite dans le roman. Les taches de sang en surbrillance permettent de donner de suite aux lecteurs l'ambiance du roman, on sait que l'on va tomber sur une histoire sanguinaire !

L'auteur a une plume très agréable, fluide et détaillée, sans être trop lourde, trop gore malgré l'horreur de ce qui est racontée. Il nous plonge avec grande facilité dans le Londres de 1785, ou le célèbre barbier va sévir. Il convient aussi de souligner l'incroyable travail du traducteur, qui a su retranscrire avec brio la plume de l'auteur. Je me suis littéralement laissée embarquer par l'enquête policière et je me suis laissée prendre au jeu.

Le gros point positif du roman est sans aucun doute cet entremêlement d'histoire. On suit plusieurs personnages en parallèle ce qui nous permet d'être complétement happé par l'intrigue. Ils ont tous des personnalités diamétralement opposées : la douce et amoureuse Johanna, le terrible et froid barbier, le désabusé et malheureux Tobbias ... Ces différents point de vue permettent de retrouver différents types d'histoires.

C'est un roman noir, étrange, inquiétant que l'on nous sert ici. Certains passages sont a faire froid dans le dos. Et pour les lecteurs qui comme moi, aiment se faire peur ce livre est un régal. Et puis le côté mystère qui plane sur le roman, et qui est somme toute plus que nécessaire dans ce genre de livre, permet d'instaurer une ambiance pesante qui happe réellement le lecteur. J'aime et j'en redemande ! L'ancien format du roman ( a la base l'histoire était publié sous forme de " roman feuilleton " ) permet a chaque chapitre d'avoir une surenchère d'action, de scènes mouvementées et de choses poignantes, ce qui rend difficile la fermeture du roman.

Même si dans le fond les meurtres ne sont pas tellement décrit, c'est la personnalité du barbier qui est plus qu'inquiétante. Le fait que l'on ne nous donne pas de détails sur les meurtres permet de faire travailler notre imagination, et c'est peut être encore pire. ( tous le monde a déjà du s'imaginer les pires choses dans un film d'horreur ou l'on ne fait que souligner le monstre et compagnie, et bien ce roman fait le même effet )

C'est la première fois que les aventures complète de ce terrible barbier sont publié en France, et je trouve réellement que c'est une très bonne idée. La plupart d'entre nous ne le connaisse que grâce au film de Tim Burton, et même si cette retranscription est plus que réussit, il n'en reste pas moins que le roman apporte un réel plus.( autant au niveau de la profusion des poins de vue, que des petits détails passés inaperçue dans le film ) En tout cas moi, il aura su me convaincre, me faire frissonner et me faire plonger dans un Londres taché de sang. 

GROS COUP DE COEUR !

Rêves hantes, The Midnight Library volume 11, Nick Shadow



Une première nouvelle, assez sympathique, qui donne d'emblée le ton du recueil. Même si le personnage principale est assez jeune, son cauchemar est assez réel pour nous emporter nous aussi.  L'auteur a su rendre en quelque ligne, l'histoire inquiétante, donner vie a ce cauchemar. Je ne m'attendais pas a être happée par l'intrigue ou a réellement m'inquiéter en lisant " rêves hantés " et pourtant ... Tout comme le personnage principal je tentais de démêler le réel, du rêve, essayant de trouver une explication rationnelle aux différents signes, de chercher la faille dans un des passages ...  Je me suis laissé entrainé dans l'histoire et j"y ai pris gout. La seule petite chose que je trouve dommage, c'est que l'on ne sait pas trop ce qui arrive finalement a Alfie, est - il mort ou vivant ? Peut être une façon pour l'auteur, de rendre ces quelques lignes encore plus inquiétante, un peu comme si la vérité pourrait être dangereuse pour nous aussi.
- J'ai aimée : l'ambiance de la nouvelle( sombre, étrange, inquiétante ... ) 
- Je n'ai pas aimée : rien du tout !



Cette seconde nouvelle était encore meilleure que la première. On retrouve ici une ambiance bien plus inquiétante et oppressante que dans la première. L'histoire a aussi un petit côté " possible " qui fait froid dans le dos. J'ai adoré le fait que l'intrigue se faisait pas a pas. Du coup impossible de deviner ou et quand va arriver le côté " surnaturel ". Je cherchais a tous les passages ce qui pourrait arriver et ou allé apparaitre les premiers problèmes. Le gros plus de cette nouvelle est sans aucun doute cette ambiance pesante qui plane tout le long de l'histoire. On sent une épée de Damocles peser sur le personnage principal, ce qui nous rend nous aussi nerveux. J'ai retrouvé avec plaisir la plume de l'auteur, j'aime beaucoup cette faculté qu'il a de faire planer un réel suspens sur le roman. J'ai surtout accrochée avec la fin du récit, ou l'on a vraiment une représentation de l'angoisse qui se trainait tout le long : un froid glacial, des nuages, de la brume ... On comprend de suite que quelque chose cloche, mais impossible de mettre la main dessus avant d'en connaitre le dénouement. De nouveau cette nouvelle est une bonne surprise et je crois bien que ce recueil est progressivement entrain de se transformer en coup de cœur pour moi. 

- J'ai aimée : L'intrigue qui se construit progressivement.

- Je n'ai pas aimée : encore une fois rien du tout ^^ 
 
Jusqu'ici ma lecture avait été plus qu'agréable, presque trop parfaite, mais cette dernière nouvelle était vraiment d'un tout autre niveau. Et je peux vous le dire j'ai été d'autant plus déçue que je ne m'y attendais pas du tout. 
Si les deux premiers textes étaient captivant et entrainant, celui ci est plat, long et assez ennuyeux. L'idée en elle même a déjà été exploitée, exploitée et ré exploitée a tel point que l'intrigue en devient prévisible. J'ai su dès le moment ou il était question de masque ancien, comment aller terminer l'histoire. Dommage ! 
En dehors du côté prévisible, il manque aussi toute l'ambiance que l'on pouvait retrouver dans les autres histoires. Ici on ne perçoit pas ce côté inquiétant, et la nouvelle en devient du coup beaucoup moins intrigante. Pour être complétement franche je ne me suis dis que des " mouais " peu convaincu au fil des pages. Cette nouvelle n'a pas su m'entrainer, me faire frissonner ou même me donner envie de continuer ma lecture.

- J'ai aimée : l'utilisation de la culture maya 

- Je n'ai pas aimée : la prévisibilité de l'histoire.

CONCLUSION

L'auter réussit avec quelque phrase bien placée a nous faire plonger dans une histoire inquiétante qui saura faire trembler même les plus grands. L'écriture fluide et agréable, permet d'avancer rapidement dans le recueil, avec un plaisir non dissimulable. Même si l'auteur n'aura pas su me convaincre dans la dernière nouvelle, j'ai tout de même assez apprécié toute les autres pour me donner envie de découvrir le reste de la série.

Je tiens a remercier les " éditions Nathan " et plus particullièrement Samia pour ce partenariat.

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